peloteeeer humm

peloteeeer humm
avez vous déjà pelo dans un ciné ?

# Posté le lundi 14 août 2006 16:35

memoire

memoire
est-ce qu'il y a un baiser de votre vie que vous voudriez effacer de votre memoire?

# Posté le lundi 14 août 2006 16:18

face à face

face à face
NB: histoire réellement vecue. J'ai juste changé de nom à la dame.

Il n'y a plus grand monde à Paris en ces premiers jours d'août. Monsieur x, le père de mon copain, congédié par sa maîtresse, se mure dans le silence. Et mes parents s'envolent le lendemain pour la Grèce, sur l'île de leurs premiers amours. Mais Mélody, notre chauffeuse et mère de mon copain Rémy, n'a plus le coeur solitaire.
Elle chantonne comme elle peut l'air de "Like a virgin" de Madonna, entendu au pub de Portree et dont elle a acheté le CD à l'aéroport de Heathrow. Elle semble vouloir envahir notre appartement décoré d'un tartan, un grand carré aux couleurs des MacPherson.
Le téléphone sonne. Comme d'habitude, personne ne répond, juste une respiration. On raccroche. Elle appelle à son tour son mari sur son portable. Glaciale:
_ Je voudrais que tu demande à ta maîtresse d'arrêter de me téléphoner.
_ Je sais bien, mais qu'y puis je?
_ Tu lui as dit que c'est terminé ou quoi? Réponds!
_ Quoi donc?
Silence. Il raccroche sans rien dire.

Elle se dirige vers la fenêtre, déplace légèrement le rideau; la Mercedes est là, devant, garée, silencieuse...
On sort. J'ai un rendez-vous avec son fils, à côté du Louvre.
La conductrice de notre voiture dirige les yeux rivés sur la foto de son enfant Rémy tout en allumant une cigarette. A la faveur de ce bref éclairage, Madame Mélody croise mon visage, ses yeux gonflés de larmes... expression douloureuse... Elle ne sait pas que j'ai rendez-vous avec son fils. Elle doit m'accompagner quand même...
La nuque de la femme au volant tressaille légèrement. Elle se decide à parler d'une voix rauque:
_ Ce n'est pas fini. Ce ne sera jamais fini...
_ De quoi, Madame?
_ Tu es trop froid et dur envers moi, Eros! Et pourtant l'on dit que les italiens sont chaleureux...
_ Madame, je suis désolé mais je ne comprend pas...
_ Mon mari... ce n'est pas lui le problème... Mon obsession c'est toi, Eros!
_ De quoi??? Moi?
_ Tu es très beau. Tes parents peuvent être fiers de toi. J'avais tellement envie de rester toute seule avec toi, les yeux dans les yeux!
_ Pfff... qu'est-ce que vous dites?
_ Tu ne peux pas comprendre...

Elle défait son soutien-gorge et lève sa jupe en faisant apercevoir la dentelle noire de sa culotte. Je suis frappé de terreur.
_ Je suis une femme trop seule, Eros!
_ Mais ... mais ... mais ... il vous reste votre enfant, madame...
_ Oh, mon enfant... il part tous les soirs... il a déjà trouvé sa vie, je crois, il ne perd pas son temps, lui!
_ Ah! OK! ... et mm ... et ... moi ... moi je ne peux pas perdre mon temps non plus, m..madame ... arf
_ Tu me permets que je t'embrasse, Eros?
_ Mais NON !!!

Elle ouvrit la portière et resta un long moment sur le trottoir, juste à côté de la voiture.

_ L'orage est trop violent. Je m'inquiète pour la voiture de ton père. Je ne peux pas t'accompagner jusqu'au Louvre!

# Posté le lundi 14 août 2006 15:33

remember every moment

ne laissons pas tomber dans l'oubli nos expériences et nos émotions passées
remember every moment

# Posté le lundi 14 août 2006 15:24

un soir ... ________________________________photo by me - droits d'auteur protégés

un soir ...  ________________________________photo by me - droits d'auteur protégés
La nuit était venue, je suis allé à ma chambre, anxieux de rester maintenant dans l'obscurité sans plus voir le ciel, les champs et la mer rayonner sous le soleil. Mais quand j'ai ouvert la porte, j'ai trouvé la chambre illuminée comme au soleil couchant. Par la fenêtre je voyais la maison, les champs, le ciel et la mer, ou plutôt il me semblait les "revoir" en rêve; la douce lune me les rappelait plutôt qu'elle ne me les montrait, répandant sur leur silhouette une splendeur pâle qui ne dissipait pas l'obscurité, épaissie comme un oubli sur leur forme. Et j'ai passé des heures à regarder dans la cour le souvenir muet, vague, enchanté et pâli des choses qui, pendant le jour, m'avaient fait plaisir ou m'avaient fait mal, avec leurs cris, leurs voix ou leur bourdonnement.
L'amour s'est éteint, j'ai peur au seuil de l'oubli; mais apaisés, un peu pâles, tout près de moi et pourtant lointains et déjà vagues, voici, comme à la lumière de la lune, tous mes bonheurs passés et tous mes chagrins guéris qui me regardent et qui se taisent. Leur silence m'attendrit cependant que leur éloignement et leur pâleur indécise m'enivrent de tristesse et de poésie. Et je ne puis cesser de regarder ce clair de lune intérieur.


M.P.

# Posté le lundi 14 août 2006 14:48

Modifié le vendredi 16 février 2007 08:26